Lundi 22 juin 2009
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18:33
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Par HyB
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Publié dans : Sarkomania
Un compte-rendu du discours de Nicolas Sarkozy au Congrès est diponible sur les sites des différents journaux, je ne ferais
donc pas l'erreur de faire un énième rapport sauce HyB et préfère m'attarder sur un problème qui a beaucoup fait "jaser" au cours de ces dernières
semaines...
"Elle ne sera pas le bienvenu (sic) sur le territoire de la République Française", c'est ce qu'a
déclaré Nicolas Sarkozy au Congrès à propos de la Burqua.
Le port de la burqua (voile intégral), qui doit faire, selon le député communiste
André Gerin rejoint par plusieurs députés de tous bords (3 PCF,
7 PS, 43 UMP, 2 NC, 3 NI), l'objet d'une commission d'enquête parlementaire, est
"un problème de liberté, de dignité de la
femme", a affirmé le chef de l'Etat, et non
"un problème religieux".
"C'est un signe d'asservissement, d'abaissement de la femme" a-t-il rajouté.
Il croit cependant que le texte doit venir des députés et faire l'objet d'un débat...
Le gouvernement dans son ensemble s'était montré particulièrement divisé sur la question, manquant alors de "cohésion sociale". Eric Besson, ministre de l'Immigration avait ainsi affirmé,
contredisant allègrement ses collègues Fadela Amara et Luc Chatel, qu'
"il n'est pas opportun de relancer une polémique".
"La loi a déjà énoncé un certain nombre de règles du vivre ensemble, la loi dit qu'on ne peut pas porter le voile dans un certain nombre d'administrations, de services
publics et à l'école. Un équilibre a été trouvé en France et il serait dangereux de le remettre en cause". annonçait-il alors le 18 juin (4 jours avant le discours de Nicolas
Sarkozy...)
Fadela Amara s'était elle exclamé, un jour après Besson (19 juin) :
"Je crois que si on veut réellement aider à lutter efficacement contre les
fondamentalistes, la burqua ce n'est que l'expression visible et physique des fondamentalistes et des intégristes dans notre pays" et rajoutant qu
"Il
faut (...) que la démocratie et la République se donnent les moyens de stopper la propension de la burqua".
Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, choisissait, elle, la voie de la neutralité si risquée, déclarant qu'elle n'était pas opposée à une loi
"à titre de défense de la lacité et de la dignité de la femme".
Le débat reste donc ouvert, mais encore une fois Nicolas Sarkozy aura eu le dernire mot sur son gouvernement. Il serait peut-être bon que le Président avertisse ses ministres de sa position ou de
la position à défendre avant que ceux-ci s'expriment joignant le ridicule (qui ne tue pas heureusement) à un joyeux capharnaüm...
Allocution du Président à propos de la burqua au Congrès
22/06/09
Coda : Burqua s'écrirait comme cela et non en oubliant le u... Ayant fait l'erreur, je la rectifie et l'indique pour que personne ne s'en étonne.